|
|
Version à imprimer |
|
Le 30 août 2005
|
|||||
|
UNE EXCELLENTE GOUVERNANCE MÈNE À DEXCELLENTS RÉSULTATS
À la suite de la conférence, Michael Eastman, directeur général de la CCAF-CFVI, a interviewé Daryl à propos de son avis sur la notion de gouvernance. |
|||||
|
Michael : Michael : Dabord, quelle était la thématique particulière de votre exposé à la conférence sur les soins de santé? Daryl : Et bien, comme vous le savez daprès le travail de la CCAF-FCVI avec lAssociation canadienne des soins de santé, une bonne gouvernance est particulièrement importante et particulièrement difficile dans le secteur des soins de santé, où lon retrouve un réseau très complexe dintérêts en jeu. Dans mon ai présenté cinq conditions qui, selon mon expérience, doivent être remplies pour que le Conseil dadministration dun organisme puisse faire preuve dune excellente gouvernance et concourir à latteinte de résultats souhaitables. Michael : Votre premier critère indique quun organisme doit avoir un mandat clair et des attentes stimulantes en matière de performance déterminées par le gouvernement. |
|
||||
|
Daryl : Tout organisme devrait savoir ce quon attend de lui, compte tenu des ressources disponibles. Les attentes de performance devraient comprendre le rendement financier et non financier et elles devraient être nettement comprises et acceptées, tant par le gouvernement que par lorganisme. |
|||||
|
Cette information devient ensuite le point de départ du plan stratégique de lorganisme, en plus de constituer les renseignements de base sur lesquels reposent lamélioration de la performance et le dialogue continu entre le Conseil et les gestionnaires. Michael : Votre point suivant concerne la question daptitude des personnes siégeant au Conseil. Daryl : Les membres des Conseils doivent être des penseurs autonomes qui ne craignent pas de poser des questions épineuses et de critiquer au moment opportun. Idéalement, ils devraient posséder une expérience aussi vaste, voire plus étendue, que le PDG. Qui plus est, leur expérience doit montrer quils sont capables daider à produire des résultats. À ce niveau, le manque dexpérience nest pas à tolérer. Mon troisième critère pour une gouvernance excellente énonce que les rôles de la direction, du Conseil et du gouvernement devraient être définis avec précision. À mon avis, le rôle du Conseil devrait consister à remettre en question les recommandations de la direction. Il devrait sassurer que la direction utilise un processus décisionnel rigoureux, et quelle sappuie sur des renseignements dignes de foi. En outre, le Conseil devrait évaluer le PDG, une démarche très usitée dans le cadre dune gouvernance excellente, mais pas toujours adoptée dans le secteur des soins de santé. Ce rôle risque de créer certaines tensions entre le Conseil et la direction, mais une tension légère et conciliante est une bonne chose. Par ailleurs, le Conseil devrait périodiquement critiquer sa propre performance. Michael : Dans notre travail avec lACS, nous en sommes arrivés à la même conclusion les rôles et responsabilités sont dimportance capitale. ailleurs, plusieurs des onze principes énoncés dans notre rapport conjoint portaient sur les rôles et responsabilités. Nous avons dit que les partenaires du système de santé doivent bien saisir leurs rôles et responsabilités et que les dispositions et méthodes de gouvernance et de gestion nécessaires doivent être en place pour que chacun puisse sacquitter de ses fonctions. Nous avons dit que les conditions selon lesquelles un quelconque partenaire peut dicter lorientation à un autre partenaire du système doivent être bien comprises par toutes les parties, avec des mécanismes explicites et compris de tous pour dicter lorientation. Nous avons également dit que les partenaires du système de santé doivent élaborer des conditions et des critères régissant clairement leurs droits et responsabilités respectifs. |
|
||||
|
Daryl : Bien sûr, il serait souhaitable que ces principes soient respectés dans toute autre relation semblable, mais ils revêtent une importance particulière dans le secteur des soins de santé, au sein duquel les enjeux sont de taille et lenvironnement est si complexe. |
|||||
|
Michael : Michael : Votre quatrième point traite de planification stratégique. Daryl : Je suis un grand défenseur de la valeur dun plan stratégique qui détermine la mission, les buts, les objectifs et les mesures de la performance. Le Conseil a un rôle à jouer dans le processus de planification stratégique, pour sassurer que les éléments du plan concordent avec le mandat et les attentes du gouvernement. Le Conseil devrait contester le choix des objectifs, des mesures et des buts. De toute évidence, pour y arriver le Conseil doit se doter de personnes compétentes et bien comprendre son rôle. Michael : Cela nous ramène encore à notre travail avec lACS. Nous avons dit que les procédures adoptées pour lapprobation des plans et des budgets doivent être claires et doivent respecter les intérêts légitimes de chacune des parties. Votre point souligne le rôle du Conseil dans ce processus quand il sagit de garantir la conformité aux intérêts du gouvernement. Daryl : Mon dernier point porte sur la nécessité information robuste sur la performance, comme vous pouvez vous y attendre dun vérificateur général et membre de la CCAF-FCVI. Linformation présentée doit se rapporter au plan stratégique et traiter tant du rendement financier que non financier. À mon avis, il faut présenter linformation financière et de gestion. Linformation financière doit cibler les mesures primordiales et linformation de gestion doit fournir un aperçu équilibré des résultats positifs et négatifs. Dans linformation de gestion, la communication des résultats et leur comparaison aux objectifs et aux buts encouragent résolument lorganisme à demeurer sur la bonne voie et à réussir. Le Conseil devrait avoir un rôle dans la révision et lapprobation des rapports de gestion. Michael : Daryl, au nom de nos membres, permettez-moi de vous remercier de nous avoir parlé au sujet de votre exposé à la Conférence nationale sur le leadership dans les soins de santé. Votre exposé est un excellent exemple de la valeur que nos membres peuvent ajouter au secteur des soins de santé. Le texte de lexposé de Daryl Wilson à la Conférence nationale sur le leadership dans les soins de santé est disponible sur le site Web de lACS à ladresse : www.cha.ca. |
|
||||
|
Au début de l'été 2003, la CCAF-FCVI et lACS ont établi un partenariat stratégique dans le but délaborer un ensemble holistique de principes visant lefficacité du système de santé et la reddition de comptes. Les deux organismes estimaient que le système de santé serait plus efficace et responsable si ses principales parties prenantes les gouvernements, les instances gouvernantes, les gestionnaires, les fournisseurs de soins et les autres parties concernées comprenaient, adoptaient et utilisaient un ensemble commun de principes primordiaux pour guider leurs actions et leurs interactions. Le document conjoint qui en a émané : Lexcellence dans le système de santé du Canada. Principes guidant la gouverne, la gestion, la reddition de comptes et le partage des responsabilités, a regroupé le savoir-faire de la CCAF-FCVI en matière de gouvernance, de gestion de la performance et les notions et pratiques en reddition de compte, aux connaissances et à la compétence de lACS quant aux enjeux et aux intérêts du système de santé. Le groupe de travail sur lefficacité des systèmes de santé de lACS, ainsi que les instances gouvernantes de lACS et de la CCAF-FCVI ont fourni des conseils stratégiques lors de cette initiative. Les organisations membres de lACS et de la CCAF-FCVI, et des personnes venant détablissements et dorganismes de santé partout au Canada ont été dun apport précieux pendant le processus de consultation. Les membres peuvent consulter le rapport, au lien du Centre de ressources pour membres, sur le site Web de la CCAF-FCVI : www.ccaf-fcvi.com. Les étapes suivantes consistent à élargir, à dautres parties prenantes, le dialogue sur ces principes, afin de se pencher sur ce quils signifient dans une province ou un territoire, une région sanitaire, un établissement et un organisme de santé, en vue dencourager les efforts appuyant la mise en uvre de ces principes. Cette démarche nécessitera la coopération de tous les intéressés la volonté de se parler et découter ce que les autres estiment important, la disposition à tenir compte dautres perspectives, et lengagement à agir. |
|||||
|
Retour au début de la page Tous droits réservés © 2006 CCAF-FCVI |
|||||