Le 26 février 2008
TENDANCES LIÉES AUX DISPOSITIONS PRISES EN MATIÈRE DE REDDITION DE COMPTES À L'ÉGARD DES ORGANISMES D'ÉTAT

par Ken Stewart


Ken Stewart siège au conseil municipal de Maple Ridge, en Colombie-Britannique, et est un ancien député à l'Assemblée législative de cette province. Il a d'abord été élu à ce conseil en 1996, et il a repris sa charge municipale en 2005 après avoir occupé les fonctions de député de 2001 à 2005. Durant son mandat de député, il a occupé le poste de président du Comité permanent des sociétés d'État, lequel est chargé d'évaluer la performance de nombreux organismes d'État de la Colombie-Britannique. M. Stewart siège également au groupe consultatif de la CCAF-FCVI dont le mandat consiste à guider celle-ci dans l'exécution de son programme de recherche axé sur la reddition de comptes et la vérification.

Le présent article vise uniquement à susciter la discussion sur l'importante question de la reddition de comptes des organismes d'État, et ne se veut aucunement un rapport officiel sur les résultats de la recherche.


On estime que la valeur de l'actif administré par les organismes d'État fédéraux et provinciaux au Canada s'élève à un tiers de un billion de dollars.

Compte tenu de l'influence considérable que les organismes d'État exercent sur le bien-être économique et social des Canadiens, ces organismes méritent une attention particulière de la part des législateurs, du milieu universitaire, des médias et des organismes centraux du gouvernement. À mon avis, il est particulièrement important d'avoir en place des dispositions appropriées en matière de gouvernance et de reddition de comptes à l'égard des organismes d'État.

Mais qu'entend-on au juste par « approprié » ? Les gouvernements créent des organismes d'État dans le but d'en tirer des avantages semblables à ceux offerts par une organisation plus autonome. Ce faisant, ils sont confrontés au défi de créer un environnement de responsabilisation dans lequel les objectifs visés se réalisent conformément à la politique gouvernementale, et dans lequel les risques sont atténués de façon efficace, sans réduire indûment l'autonomie des organismes.

En 2006, la CCAF-FCVI a examiné les dispositions prises à l'échelle du gouvernement en matière de reddition de comptes à l'égard des organismes d'État et elle a obtenu des renseignements auprès des organismes centraux du gouvernement et des bureaux de vérificateurs législatifs. Elle publiera bientôt un rapport sur les dispositions prises dans chacune des Administrations au Canada.

J'ai eu l'occasion de puiser dans ces renseignements pour faire quelques observations sur les tendances nationales liées aux dispositions prises en matière de reddition de comptes à l'égard des organismes d'État au Canada.

1re tendance : Description générale des dispositions prises en matière de reddition de comptes

Plusieurs Administrations au Canada offrent maintenant un portrait-robot des dispositions prises en matière de reddition de comptes à l'égard de leurs organismes d'État.

  • La Colombie-Britannique a publié The Shareholder's Expectations Manual for British Columbia Crown Agencies (ci-après appelé le Manuel).
  • En 2005, la province de Terre-Neuve-et-Labrador a publié un document intitulé Excellence in Governance: A Handbook for Public Sector Bodies.
  • En Ontario et en Alberta, des descriptions complètes des dispositions prises sont fournies dans les directives et les rapports.
  • Certaines Administrations - dont le gouvernement fédéral, le Québec, le Manitoba et la Saskatchewan - ont des descriptions des dispositions en vigueur ou proposées pour les entreprises d'État (plutôt que pour la catégorie plus large des organismes d'État).
  • Le gouvernement du Canada prépare actuellement un rapport annuel à l'intention du Parlement sur les sociétés d'État et autres sociétés dans lesquelles le Canada détient des intérêts.

2e tendance : Création, révision, transformation ou dissolution des organismes d'État

Les Administrations sont relativement peu nombreuses à énoncer les étapes qu'elles franchissent pour créer un organisme d'État. Dans son Manuel, la Colombie-Britannique présente un plan relativement détaillé du processus adopté par le gouvernement pour établir de nouveaux organismes d'État. En Ontario, la Directive sur l'établissement et l'obligation de rendre compte des organismes du gouvernement de 2000, promulguée par le Conseil du Trésor et le Conseil de gestion du gouvernement, énonce clairement les étapes à suivre.

Au fur et à mesure qu'évolue le programme d'action du gouvernement, il se peut que la raison d'être de certains organismes d'État soit réévaluée. De temps à autre, un gouvernement peut vouloir élargir ou limiter le mandat d'un organisme, ou passer en revue tous les organismes d'État, ou encore revoir un secteur particulier, comme les entreprises d'État. Deux provinces, soit l'Ontario et la Colombie-Britannique, décrivent ce processus de façon relativement détaillée.

Dans la Directive du gouvernement de l'Ontario, on souligne la nécessité d'examiner périodiquement la raison d'être d'un organisme d'État et on fournit des notes d'orientation sur les questions pertinentes.

Le Manuel de la Colombie-Britannique contient un chapitre sur la procédure d'examen des mandats. Selon le Manuel, cet examen comporte trois objectifs. De nouvelles orientations sont-elles nécessaires ? Devrait-on procéder à une restructuration ? L'indépendance à l'égard du gouvernement est-elle toujours nécessaire ? Un ministre responsable peut déclencher un mécanisme d'examen officiel des mandats en tenant compte de onze éléments « déclencheurs », dont les préoccupations financières, la participation aux activités à risque élevé ou les frictions entre un organisme et ses principaux actionnaires.

La Colombie-Britannique possède une vaste expérience dans ce domaine - en 2002, le nouveau gouvernement s'est penché sur la pertinence continue des grandes entreprises d'État de la province.

La Directive de l'Ontario et le Manuel de la Colombie-Britannique font tous deux mention de la transformation et de la dissolution des organismes.

3e tendance : Exigences relatives à l'obligation de rendre compte du conseil d'administration

Au pays, la tendance est de suppléer aux attentes en matière de reddition de comptes et de gouvernance des conseils d'administration - normalement établies par la loi habilitante - par l'adoption d'un instrument de délégation des pouvoirs à l'échelle du gouvernement. Habituellement, ce genre d'instrument sert à établir l'obligation minimale de reddition de comptes des conseils d'administration de tous les organismes d'État, c'est-à-dire l'obligation de produire des rapports de base comme les rapports annuels, les budgets et les plans à long terme.

La plupart des Administrations s'appuient sur des autorisations autres que les lois sur l'administration financière ou provinciale pour établir les attentes minimales à l'égard des conseils d'administration des organismes d'État. Au Canada, on compte cinq autres autorisations ou instruments de délégation des pouvoirs :

  • lois sur la gouvernance, la reddition de comptes et/ou la transparence;
  • directives approuvées par le Cabinet;
  • lignes directrices appuyées par le Premier Ministre;
  • recommandations appuyées par le Cabinet pour des études initiées par le gouvernement;
  • directives d'un organisme central, y compris des manuels et des guides.

La Colombie-Britannique, l'Alberta et Terre-Neuve-et-Labrador se sont servies des lois sur la gouvernance, la reddition de comptes et/ou la transparence pour établir des attentes minimales en matière de reddition de comptes. La Colombie-Britannique utilise également les lignes directrices appuyées par le Premier Ministre ainsi que son Manuel. Outre les lois sur la gouvernance, la reddition de comptes et/ou la transparence, l'Alberta a choisi les recommandations approuvées par le Cabinet et découlant d'un examen complet du cadre de gouvernance des organismes d'État (le rapport Renner). Terre-Neuve-et-Labrador utilise un guide et les directives d'un organisme central pour définir plus précisément les attentes à l'égard de tous les conseils d'administration des organismes d'État. Enfin, la Directive de l'Ontario a reçu l'approbation du Cabinet.

4e tendance : Nomination des administrateurs

La sélection des administrateurs pour siéger au conseil d'un organisme d'État constitue une décision critique en matière de gouvernance. Les différentes personnalités, aptitudes, compétences et expériences des personnes nommées influeront sur le fonctionnement de la chaîne de reddition de comptes au chapitre des finances et des politiques.

La norme courante consiste à faire appel à la loi habilitante plutôt qu'à une instance gouvernementale pour établir le mécanisme de sélection des administrateurs qui siégeront aux conseils des organismes d'État. L'Ontario et la Colombie-Britannique constituent les deux exceptions.

L'Ontario a créé le Secrétariat des nominations publiques et la Colombie-Britannique, le Board Resourcing and Development Office. Relevant du Bureau du Premier Ministre, ces deux bureaux nomment la plupart des administrateurs des organismes d'État.

En 2005, la Commission sur la démocratie législative du Nouveau-Brunswick a recommandé que le gouvernement de cette province :

  • confie à un organisme central du gouvernement la responsabilité de coordonner les nominations aux OCC (organismes, conseils et commissions);
  • diffuse des renseignements sur les postes vacants à venir;
  • mette en place un mécanisme permettant aux personnes intéressées à siéger à un OCC de poser leur candidature;
  • constitue un bassin de candidats ou de candidates qualifiés à partir de diverses sources;
  • tienne les candidats et les candidates au courant de l'évolution de leur demande.

5e tendance : Orientation en matière de politique

Dans un ministère ou un organisme traditionnel, le ministre du cabinet est responsable de la gouvernance de son ministère. Dans un organisme d'État, d'autres acteurs viennent s'ajouter - le président du conseil d'administration, le conseil d'administration et le chef de la direction. Les gouvernements doivent gouverner les organismes d'État de manière à ce que l'autonomie de ceux-ci soit respectée, et ils doivent veiller à ce que les activités de ces organismes correspondent à l'orientation adoptée par le gouvernement.

Aperçu des pratiques
des comités spéciaux ou permanents
sur les sociétés d'État
*

  • Le président permanent (gouvernement), le vice-président (opposition) et les membres permanents reflètent la position des partis dans l'assemblée législative (Colombie-Britannique, Saskatchewan et Nouveau-Brunswick).
  • Le mandat officiel des comités est du domaine public (Colombie-Britannique et Saskatchewan).
  • Le comité n'examine pas toujours les nominations au conseil d'administration ou au poste de chef de la direction. (La plupart des comités spéciaux ou permanents ne procèdent pas à un examen régulier des nominations. L'Ontario a un comité permanent qui examine les nominations.)
  • Les médias sont normalement présents aux audiences (Saskatchewan).
  • Le vérificateur général est présent à la plupart des audiences (Saskatchewan).
  • Le comité établit ses propres ordre du jour et calendrier (Colombie-Britannique, Saskatchewan et Nouveau-Brunswick).
  • Le ministre est encouragé à assister aux audiences (Saskatchewan).
  • L'organisme d'État est normalement représenté par le chef de la direction aux audiences (pour les quatre comités).
  • Des directives à l'intention des témoins et une liste normalisée de questions ont été élaborées (Colombie-Britannique).
  • Un rapport écrit est présenté à l'assemblée législative lorsqu'il existe une documentation suffisante pour justifier ce rapport (Colombie-Britannique, Saskatchewan et Nouveau- Brunswick).
  • Des efforts sont déployés pour assurer un examen annuel systématique des organismes d'État (Colombie-Britannique, Nouveau-Brunswick et Saskatchewan).
  • Le comité se réunit plus de cinq fois par année (les quatre comités).
  • Le comité possède des capacités de recherche (la Colombie-Britannique a un chercheur et les quatre comités ont des greffiers).

* Colombie-Britannique, Saskatchewan, Nouveau-Brunswick et Ontario

Bon nombre d'Administrations ont clairement énoncé et communiqué les rôles et les responsabilités des principaux acteurs, ainsi que la nature et les limites des pouvoirs délégués.
  • La Colombie-Britannique, l'Alberta et l'Ontario utilisent des mécanismes formels de gouvernance, comme la lettre d'attentes ou d'intention de l'actionnaire, ou le protocole d'entente, pour la majorité des organismes d'État dans leur province.
  • La Saskatchewan, le Québec et le gouvernement fédéral utilisent des mécanismes semblables pour les entreprises d'État.
  • Toutes les Administrations exigent des ministres responsables qu'ils examinent et approuvent les principaux documents liés à la planification, à l'établissement des budgets et à la reddition de comptes de la plupart des organismes d'État.

De façon générale, la lettre d'intention, la lettre d'attentes de l'actionnaire et le protocole d'entente ont pour objet :

  • de réitérer le mandat conféré par le gouvernement à l'organisme d'État, y compris les priorités stratégiques et les principaux objectifs de performance;
  • de déterminer les politiques gouvernementales qui s'appliquent à un organisme d'État;
  • de décrire le rapport entre le ministre responsable et l'organisme d'État;
  • de définir les exigences de base en matière de reddition de comptes à l'égard de l'organisme d'État.

Pour toutes les Administrations, la gouvernance des organismes d'État se traduit par des réunions informelles, de la correspondance et des appels téléphoniques entre les ministres responsables et les présidents des conseils d'administration ou les chefs de la direction. Ces communications visent, entre autres, à assurer une orientation en matière de politique (p. ex., objectifs financiers, niveaux de service escomptés, satisfaction de la clientèle).

Certaines Administrations utilisent un manuel ou un guide pour établir une compréhension commune des rôles respectifs du Cabinet, du ministre responsable, du président du conseil d'administration et du chef de la direction. D'autres Administrations, comme la Saskatchewan, ont mis sur pied des structures uniques de gouvernance qui permettent de clarifier les rapports de responsabilisation dans les grandes entreprises d'État de la province.

En Colombie-Britannique, le Cabinet est le propriétaire, le ministre responsable est le représentant désigné du propriétaire, et le conseil d'administration et le chef de la direction d'une entreprise d'État agissent comme administrateurs pour le compte du propriétaire. Le Secrétariat des organismes d'État agit comme analyste en placements. Le président (membre du gouvernement) et le vice-président (membre de l'opposition) du Comité permanent des sociétés d'État représentent les citoyens, et tiennent le gouvernement responsable de son administration.

Le modèle de gouvernance de la Saskatchewan intègre les concepts de gouvernance déléguée, gouvernance ministérielle et responsabilité ministérielle pour les grandes entreprises d'État. À l'heure actuelle, la Société des investissements de l'État (SIE) de cette province représente une société de portefeuille pour onze sociétés d'État. Son conseil d'administration est un comité du Cabinet qui, d'une part, lui fournit des conseils relativement aux questions sectorielles et, d'autre part, est responsable d'établir et de maintenir un régime de gouvernance pour les grandes sociétés d'État qui, pour la plupart, sont des sociétés commerciales.

Le modèle de gouvernance de la SIE existe depuis plus de cinquante ans. Il est particulièrement intéressant en raison de sa longévité, de l'ampleur de ses activités, et de l'approche adoptée pour atteindre un juste équilibre entre l'autonomie, l'harmonisation et les exigences en matière de responsabilité à l'égard du public pour la gestion des milliards de dollars que représentent les fonds publics.

6e tendance : Exigences relatives à la planification, à l'établissement des budgets et à la présentation de l'information

Bon nombre d'Administrations fournissent aux organismes d'État une orientation quant au contenu, au choix du moment et aux procédures à suivre pour préparer, faire approuver et déposer leurs documents de planification, budgets et rapports. Certaines Administrations fournissent une orientation uniquement aux grandes entreprises d'État alors que d'autres le font pour tous les organismes d'État ou la majorité d'entre eux.

Plusieurs options s'offrent aux Administrations pour fournir une orientation aux grandes entreprises d'État : établissement d'une division distincte du Conseil du Trésor ou du Conseil de gestion, modèle du conseil (Manitoba) ou modèle de la société de portefeuille (Saskatchewan). Le modèle du conseil agit comme organisme central pour les filiales des sociétés d'État. Le modèle de la société de portefeuille prévoit des fonctions de gouvernance et de coordination.

Pour les Administrations qui fournissent une orientation à tous les organismes d'État ou à la majorité d'entre eux, voici certaines des approches utilisées : modèle traditionnel du Conseil du Trésor ou du Conseil de gestion; modèle du secrétariat (Colombie-Britannique) pour la plupart des organismes d'État; et recours au personnel administratif du ministre responsable.

7e tendance : Dispositions prises en matière de surveillance

La surveillance des organismes d'État dépend largement de la participation de l'assemblée législative au processus d'approbation du Budget des dépenses d'un gouvernement. Cette revue de la « masse monétaire » est au cœur même du concept du gouvernement responsable.

Un comité permanent sur la politique peut exercer une surveillance politique sur les organismes d'État lorsqu'il effectue un examen du portefeuille d'un ministre, y compris des organismes d'État qui relèvent de ce ministre. De plus, certains comités des comptes publics exercent une surveillance sur les organismes d'État.

Au Canada, cinq assemblées législatives ont des comités chargés exclusivement des organismes d'État.

  • La Colombie-Britannique, la Saskatchewan, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick ont des comités législatifs qui exercent une surveillance générale sur les organismes d'État.
  • L'Ontario a son Comité permanent des organismes gouvernementaux qui est chargé d'examiner la majorité des nominations aux conseils d'administration des organismes d'État.

Certaines Administrations encouragent les ministres responsables à assister aux audiences et à répondre aux questions relatives aux politiques; et d'autres Administrations les en dissuadent. Le chef de la direction de l'organisme répond normalement à la majorité des questions provenant des législateurs. Dans certaines Administrations, le personnel de chacun des membres effectue la majorité des recherches préliminaires et suggère des questions aux membres du comité; ailleurs, c'est un commis ou un chercheur à temps partiel qui s'en charge.

Certains comités ont tendance à porter toute leur attention sur les grandes entreprises d'État dans leur Administration. D'autres comités surveillent tous les types de grands organismes d'État, variant des régies régionales de la santé aux entreprises d'État.

Le Comité permanent des organismes gouvernementaux de l'Ontario examine la majorité des nominations au sein d'organismes, de conseils et de commissions ainsi qu'à des postes d'administrateurs de sociétés dont la Couronne est un actionnaire majoritaire (à l'exclusion des renouvellements de mandat et des nominations supposant un mandat de un an ou moins). Les candidats pourraient être invités à se présenter devant le comité pour discuter de leurs compétences. Le comité présente son rapport à l'assemblée législative pour indiquer s'il est d'accord ou non avec les nominations proposées.

La plupart des Administrations obligent les organismes d'État à présenter un rapport annuel au ministre responsable qui à son tour le soumet à l'assemblée législative. Le rapport est acheminé à un comité spécial ou permanent aux fins d'études. Le plus récent rapport annuel d'un organisme représente normalement le point de départ pour la période de questions durant l'audience devant le comité.

Le Comité permanent sur les sociétés d'État de la Colombie-Britannique a élaboré une liste de questions qu'il utilise à chaque audience. Cette liste aide les témoins à se préparer et permet au Comité de se concentrer sur les points pertinents.

Conclusion

Au Canada, le système fédéral de gouvernement permet à chacune des Administrations d'expérimenter avec différentes méthodes pour accomplir son travail, pendant que d'autres peuvent évaluer ces expériences et les adapter à leurs propres besoins.

Les gouvernements et les Assemblées législatives au Canada sont actuellement à expérimenter - comme ils le font depuis des années - avec des ententes en vue d'offrir un niveau de responsabilisation satisfaisant pour les organismes d'État. L'atteinte d'un « juste » équilibre est une tâche extrêmement complexe et difficile, et ce qui convient à une Administration, à un organisme ou à une époque pourrait ne pas convenir à d'autres.

Néanmoins, nous avons beaucoup à apprendre sur la façon dont nos gouvernements et nos assemblées législatives s'acquittent de leurs responsabilités en établissant des dispositions efficaces en matière de reddition de comptes à l'égard des organismes d'État.

Principes guidant la présentation de l'information
adoptés par le Comité permanent sur les sociétés d'État de la Colombie-Britannique

En analysant les données concernant la présentation de l'information sur la performance dans les rapports annuels et les plans de services des sociétés d'État de la Colombie-Britannique, le Comité permanent sur les sociétés d'État tient compte de ces onze principes :

  1. Dans le plan, explique-t-on adéquatement le mandat de l'organisation, ses principaux produits et services, l'environnement dans lequel elle exerce ses activités et les grands défis qu'elle doit relever ?
  2. Le plan porte-t-il essentiellement sur les aspects de la performance jugés essentiels pour que l'organisation atteigne ses buts, objectifs et résultats escomptés ?
  3. Les buts et objectifs sont-ils bien définis, cohérents avec le mandat de l'organisation et appuient-ils l'accomplissement de ce mandat ?
  4. Le niveau de performance visé pour la période faisant l'objet de la planification est-il spécifié ?
  5. Les résultats visés sont-ils clairement énoncés, mesurables, concrets et cohérents avec les buts ou les objectifs ?
  6. Démontre-t-on de façon satisfaisante dans le plan que les résultats visés représentent un niveau raisonnable/approprié d'accomplissement compte tenu : de la performance antérieure, des ressources dont dispose l'organisation et de la performance d'organisations similaires ?
  7. Démontre-t-on dans le plan l'incidence qu'auront les ressources et les stratégies sur les résultats ?
  8. A-t-on inclus dans le plan des mesures de performance financière et de performance non financière afin de brosser un tableau global et équilibré de la performance visée ?
  9. Dans le plan, démontre-t-on adéquatement la contribution visée par les principales activités planifiées envers les résultats visés ou les buts/objectifs ?
  10. Présente-t-on la performance réelle (rapport annuel) et la performance visée (plan de services) de façon à faciliter une comparaison claire ?
  11. La mise en œuvre des principes pertinents énoncés dans les politiques gouvernementales est-elle évidente dans le processus de planification et dans les opérations ?



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