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LES NOUVEAUX BOURSIERS INTERNATIONAUX ENVISAGENT AVEC ENTHOUSIASME LEUR SÉJOUR AU CANADA
Alors que la date de leur départ vers le Canada approchait à grands pas, les boursiers ressentaient un peu de nervosité et beaucoup d'excitation quant à leur participation au Programme international de bourses d'études, officiellement intitulé le Programme international d'aide à l'amélioration de la gouvernance et de la reddition de comptes. Avant la fin de la première semaine, les formalités ont laissé place à la camaraderie et une nouvelle équipe a commencé à prendre forme.
Les bureaux de la Vérificatrice générale du Canada, du Vérificateur général du Québec, de l'Agence canadienne de développement international et de la CCAF-FCVI ont réservé un accueil chaleureux à nos nouveaux amis : Benoît Azodjilande et David Sohinto du Bénin, Pauline Kane Fortune du Cameroun, José Alpizar Fallas du Costa Rica, Grace Mugyabuso et James Ryoba de la Tanzanie et enfin, Sirintorn Phankasem de la Thaïlande.
Au cours de leur première semaine en sol canadien, les boursiers se sont rendus à l'ambassade ou au Haut-Commissariat de leurs pays respectifs, ont rencontré madame Sheila Fraser, la vérificatrice générale du Canada, ont visité l'édifice abritant Bibliothèque et Archives Canada, et se sont procuré une carte de membre de la Bibliothèque publique d'Ottawa. Ils ont aussi pu apprécier le spectacle Son et lumière sur la colline du Parlement, recevoir quelques informations d'ordre historique et culturel, bref, se familiariser avec la capitale nationale du Canada.
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Benoît Azodjilande (Bénin) est titulaire depuis 1988 d'un diplôme d'administrateur (option gestion des entreprises) à l'Institut National d'Économie de l'Université Nationale du Bénin. Depuis 2001, après avoir assuré de hautes fonctions au ministère de l'Intérieur et du ministère de l'Éducation nationale de son pays, il occupe le poste de vérificateur à la Chambre des Comptes de la Cour Suprême du Bénin. À ce titre, il s'occupe du contrôle des rapports de performance du ministère de l'Enseignement technique et de la Formation professionnelle, et participe aux travaux de contrôle de l'exécution du budget général de l'État et des collectivités territoriales. Il aime le soccer. |
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David Sohinto (Bénin) travaille depuis 2001 en tant que vérificateur à la Chambre des Comptes de la Cour Suprême du Bénin. Titulaire d'un diplôme d'ingénieur agro-économiste et d'un diplôme post-universitaire en économie de l'environnement, il prépare actuellement un doctorat de 3e cycle en économie agricole (gestion des projets). Avant d'être admis à la Chambre des Comptes, il a exercé pendant huit ans les fonctions de gestionnaire de projet de développement rural au Bénin. Depuis quatre ans, il suit de nombreuses formations organisées par la Chambre des Comptes sur les techniques et procédés de vérification financière, et il a également participé à l'atelier de l'IDI à Dakar portant sur la vérification financière et la détection de fraudes en 2002. Passionné du soccer, il aime la musique et apprécie lier de nouvelles amitiés.
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Pauline Kane Fortune (Cameroun) est bachelière en droit depuis 1985, diplôme obtenu à l'Université de Yaoundé, et occupe actuellement les fonctions de contrôleur d'État au Contrôle Supérieur de l'État du Cameroun. Vérificatrice financière depuis 2000, elle sintéresse aux techniques de vérification de la performance, à la planification des vérifications ainsi quà la détection de fraudes. Depuis le début de sa carrière, elle s'acquitte de responsabilités liées à la vérification de la performance et à celle de la conformité aux autorisations. À son retour au Cameroun, Pauline offrira formation et leadership, et continuera à diriger des équipes de vérification. Son bilinguisme lui sera d'une grande utilité pendant son séjour à Ottawa, où elle souhaite essayer le patinage, ne serait-ce qu'une fois.
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José Alpizar Fallas (Costa Rica) a participé à des travaux de recherche complexes portant sur des questions liées aux finances, aux opérations et à la conformité aux autorisations. Auteur de plusieurs études et articles, il a aussi dispensé différents cours de formation. José est en poste à l'Institution supérieure de contrôle du Costa Rica depuis 1990. À l'heure actuelle, il collabore avec le Secrétariat technique en tant que membre du groupe de vérification des TI (technologies de l'information). Il adore partager ses connaissances en enseignant dans plusieurs universités costaricaines. Il se passionne aussi pour le sport et la lecture, et il aime passer du bon temps avec sa femme et ses deux filles.
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Grace Mugyabuso (Tanzanie) a obtenu un diplôme d'études supérieures en expertise comptable en 1998 et, depuis 2001, elle occupe un poste de vérificatrice des finances au Bureau du vérificateur général de la Tanzanie. Il ne lui reste qu'une matière à terminer pour obtenir son titre de Certified Public Accountant. Pendant son séjour au Canada, Grace souhaiterait apprendre à utiliser les logiciels d'aide à la vérification pour la planification et la production de rapports. Parmi ses nombreuses passions, on compte la lecture, le chant, la cuisine et le jardinage.
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James Ryoba (Tanzanie) occupe un poste de vérificateur de la performance au Bureau du vérificateur général de la Tanzanie. Expert-comptable depuis 2003, il souhaite devenir un membre clé de l'unité de vérification de la performance à son retour en Tanzanie. James a participé à la vérification de projets financés par des donateurs, et a aussi travaillé à la télévision nationale de la Tanzanie. S'intéressant au soccer, aux voyages et aux nouvelles rencontres, James anticipe avec plaisir découvrir le Canada. |
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Sirintorn Phankasem (Thaïlande) est responsable de la gestion des vérifications financières et évalue le souci accordé aux principes d'économie, d'efficience et d'efficacité dans les projets de clients qui nécessitent un important investissement financier et qui exercent une grande incidence sur le public. Elle occupe un poste de vérificatrice principale au Bureau du vérificateur général de la Thaïlande et, dès son retour au pays, sera chargée des vérifications de la performance. Expert-comptable depuis 1995, Sirintorn détient une maîtrise en comptabilité. Elle aime lire et écouter de la musique pop, voyager et, occasionnellement, faire la cuisine. Quand l'hiver pointera son nez, elle souhaiterait s'adonner au ski. |
Par le Programme international de bourses d'études, nous visons à venir en aide aux bureaux de vérification nationaux des pays en voie de développement qui veulent améliorer la qualité de leurs vérifications dans le secteur public, et qui sont prêts, moyennant leurs capacités respectives, à mettre en place les mesures nécessaires pour atteindre cet objectif. Orienté sur l'accomplissement des résultats, le programme se fonde sur les principes et les techniques de vérification de la performance, d'optimisation des ressources et de vérification intégrée.
Chaque année, les boursiers arrivent à la mi-août pour commencer leur stage d'études : séances d'orientation culturelle, cours d'informatique et formation en salle de classe. Puis, en septembre, à partir du jour où ils commencent à travailler au bureau de la Vérificatrice générale du Canada, ou à celui du Vérificateur général du Québec, selon le cas, leur emploi du temps est très chargé, occupé par des cours, des séances sur des sujets ciblés, des affectations à une équipe de vérification, ainsi qu'une variété d'activités en rapport avec la diversité culturelle.
Tout au long de leur stage, chaque boursier bénéficie des conseils d'un mentor afin d'élaborer un projet stratégique. Le vérificateur général de chaque bureau de vérification national approuvera le sujet choisi par leur boursier. La production d'un document de stratégie fait partie intégrante de l'apprentissage et du développement des habiletés de chacun des boursiers, et ceux-ci doivent mettre sur pied leur projet spécial dans les deux années suivant leur retour dans leurs pays respectifs.
Afin d'apporter un soutien continu aux boursiers, on encourage chacun d'eux à joindre un réseau international par le biais du babillard électronique de la CCAF-FCVI, nommé IGradNet, qui facilite l'échange sur les connaissances acquises. Chaque année, la CCAF-FCVI affiche les projets stratégiques sur son site Web afin de permettre un échange des connaissances encore plus étendu.
Après 25 ans d'existence, le Programme a permis de former 168 boursiers provenant de 48 pays. Un nombre important de ces finissants occupent des postes de direction dans leurs bureaux. L'égalité entre les sexes continue d'être un élément important du Programme. La CCAF-FCVI est fière de constater que, au cours des 10 premières années d'existence du Programme, la participation des femmes se chiffrait à 12 %, puis à 25 % au cours des dix années suivantes, et qu'elle atteint maintenant 38 %.
C'est avec plaisir que nous, les partenaires du Programme international de bourses d'études, offrons l'hospitalité canadienne aux boursiers. Nous leur prodiguons des conseils sur la façon de composer avec ces « quelques arpents de neige » qui constituent le Canada. Avant tout cependant, nous nous faisons un plaisir d'aider chaque boursier à s'installer dans son nouvel environnement, à rencontrer ses nouveaux collègues et à se familiariser avec la fantastique culture canadienne.
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